Rav Ron Chaya זצ״לHommagesPrendre un engagementv1.54.0Vos hommages …
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La première image qui me revient du Rav Ron Chaya est celle d'une chaumière, située dans un village du Luxembourg, dans le coin d'une allée qui touchait les premiers arbres d'un petit bois. En hiver, la neige épaisse la recouvrait, et l'été faisait briller ses brindilles. Dans ce calme lieu où les fortunes allaient de pair avec la distanciation des relations, un jour, je décidai de me plonger dans mon histoire familiale que je ne connaissais guère. Mes recherches m'amenèrent vers Israël où j'appris que vinrent s'installer quelques-uns de ma famille parmi ceux qui ne furent pas déportés, puis continuant mes investigations sur Israël, je m'arrêtai sur une vidéo qu'Internet me suggéra, celle du Rav Ron Chaya, que je ne connaissais pas du tout.
Il fut mon premier contact avec Israël. Puis, par lui, je découvris la culture juive, les principes de la vie juive, et quelques textes. J'ai alors pris des notes sur la base de tous ses cours vidéos, ce qui a progressivement questionné le sens qu'il me fallait donner à une vie. Du reste, cette notion ne s'était jamais posé préalablement. J'ai le souvenir d'une question posée par un de ses élèves, lors d'une session qu'il avait relayée en vidéo, la question était "Faut-il profiter de la vie, ou mettre sa vie à profit ?". Quelle question ! Et quel bouleversement cette question fut pour moi !
C'est alors, que j'ai commencé à mettre quelques affaires dans des cartons, à tirer par kilomètres sur les bobines de scoth pour les condamner à ne plus être ouverts avant d'arriver en Israël. J'ai vendu la chaumière, que je considérais pourtant comme l'un des réalisations de ma vie, et c'est ainsi que 4 mois après mon premier visionnage d'une vidéo du Rav Ron Chaya, ma famille partit d'Europe pour s'installer en Israël.
Ainsi, ma famille paternelle, qui fut conduite à partir de Tunisie en 1900, chassée de Paris vers Auschwitz en 1944, laissant mon père rescapé en 1945, vit soixante ans plus tard, un de ses descendants rejoindre Eretz Israël, au hasard – que je considère prédestiné – d'une rencontre, celle qui me fit écouter le Rav Ron Chaya.
Vingt années viennent de passer. Et le Rav Ron Chaya vient de nous quitter, mais il sait qu'il a fait sans doute plus d'enfants qu'aucun être sur Terre a pu en faire. Parmi ceux-là, mes trois enfants, qui ont épousé le pays, son peuple, son passé, sa culture, et sa religion.
Que l'âme du Rav Ron Chaya traverse la maison de chacun d'entre nous, des chaumières enneigées jusqu'aux logis les plus lointains. Que son âme continue de faire briller les brindilles pour que la flamme perdure, à l'infini des temps.
Je lui dois tant.
Photo jointe : Mon épouse, Patricia. Mes trois enfants : Odélia, Chloé, Laure.
Il fut mon premier contact avec Israël. Puis, par lui, je découvris la culture juive, les principes de la vie juive, et quelques textes. J'ai alors pris des notes sur la base de tous ses cours vidéos, ce qui a progressivement questionné le sens qu'il me fallait donner à une vie. Du reste, cette notion ne s'était jamais posé préalablement. J'ai le souvenir d'une question posée par un de ses élèves, lors d'une session qu'il avait relayée en vidéo, la question était "Faut-il profiter de la vie, ou mettre sa vie à profit ?". Quelle question ! Et quel bouleversement cette question fut pour moi !
C'est alors, que j'ai commencé à mettre quelques affaires dans des cartons, à tirer par kilomètres sur les bobines de scoth pour les condamner à ne plus être ouverts avant d'arriver en Israël. J'ai vendu la chaumière, que je considérais pourtant comme l'un des réalisations de ma vie, et c'est ainsi que 4 mois après mon premier visionnage d'une vidéo du Rav Ron Chaya, ma famille partit d'Europe pour s'installer en Israël.
Ainsi, ma famille paternelle, qui fut conduite à partir de Tunisie en 1900, chassée de Paris vers Auschwitz en 1944, laissant mon père rescapé en 1945, vit soixante ans plus tard, un de ses descendants rejoindre Eretz Israël, au hasard – que je considère prédestiné – d'une rencontre, celle qui me fit écouter le Rav Ron Chaya.
Vingt années viennent de passer. Et le Rav Ron Chaya vient de nous quitter, mais il sait qu'il a fait sans doute plus d'enfants qu'aucun être sur Terre a pu en faire. Parmi ceux-là, mes trois enfants, qui ont épousé le pays, son peuple, son passé, sa culture, et sa religion.
Que l'âme du Rav Ron Chaya traverse la maison de chacun d'entre nous, des chaumières enneigées jusqu'aux logis les plus lointains. Que son âme continue de faire briller les brindilles pour que la flamme perdure, à l'infini des temps.
Je lui dois tant.
Photo jointe : Mon épouse, Patricia. Mes trois enfants : Odélia, Chloé, Laure.

Elie DraiZichron Yaakov13 juillet 2026
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